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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 02:02

 

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La recherche est inhérente au phénomène de l'identification, elle se termine avec la réalisation de son aspect illusoire.

 

La recherche spirituelle semble recueillir beaucoup d'attention ces jours-ci et Nous supposons que c'est inévitable, mais que recherchons-Nous ?

 

Qu'est-ce qui est perdu ? Quelle sera la sensation lorsque ce sera trouvé ? Comment saurons Nous que c'est trouvé?

Car quoi que Nous lisions dans les cercles de non dualité, ce que Nous trouvons, c'est toujours qu'il n'y a rien à trouver.

S'il y a de l'extase, c'est une expérience, Nous aurons à la rejeter... Qu'y a-t-il à trouver ?

 

S'il n'y a rien à trouver et qu'il est su qu'il n'y a rien à obtenir alors pourquoi la recherche continue-t-elle ? Car elle continue.

Et Nous n'y pouvons rien, elle continue, jusqu'à ce qu'elle apparaisse futile...

 

Et Nous ne pouvons pas décider intellectuellement : "OK il n'y a rien à trouver, donc Nous nous arrêtons"... La recherche va continuer.

Elle continuera... C'est simplement la nature du "Nous".

 

Si nous regardions simplement d'où vient ce "Nous". Pour commencer c'est ce qui fait expérimenter le film, le monde phénoménal, ce qui le rend possible.

 

Dans les étapes de développement du "Nous", à partir de ce que Nous sommes, ce que Nous sommes vraiment, ce vers quoi la recherche spirituelle essaye de retourner, c'est en dehors de tout cela, on peut l'appeler la nature divine, l'état naturel, l'état sans état, mais "ce qui est au-delà de tout cela" ne connaît rien du tout de Nous, qui courrons partout en essayant de trouver qui Nous sommes, en essayant de suivre une pratique spirituelle…

 

Donc comment ce cercle a-t-il commencé? Est-ce un cercle, une boucle ?

 

Sur ce diagramme, il se présente comme une boucle... ce qui peut faire sens pour certains.

Le "Nous sommes", l'observateur, l'activité d'observer qui Nous sommes, comment Nous agissons, les "drames" dans lesquels Nous avions l'habitude de Nous laisser prendre.

 

La position de regarder les pensées... Ah! Regarder les émotions... Cela casse la souffrance.

OK c'est une position impersonnelle et c'est une pratique spirituelle du chemin progressif et c'est quelque chose que le "Nous" fait, qui apporte une liberté relative.

 

Maintenant, lorsque le "Nous sommes", l'observation, n'est pas en jeu, il se passe principalement une ou deux choses:

 

L'une : c'est "moi", "ma vie" et "mon histoire"... mes ambitions, mes désirs, mon monde, ma joie… "ma..." quelque soit ce à quoi vous adhérez... là, Il y a "possession" et il y a un individu qui possède une vie, des opinions, des attitudes, des ambitions...

De là, le potentiel de souffrance est énorme, même si les joies, les plaisirs... peuvent très bien fonctionner, cela deviendra de moins en moins prenant, pas assez bien, ne dure pas assez, et à plus ou moins brève échéance. Et pour la plupart des gens, il est vu qu'il y a cette lisière de souffrance, même dans les expériences les plus joyeuses car à un certain niveau, ce n'est pas authentique.

 

Donc avec le potentiel de souffrance, qui est le plus dense des états.

C'est lorsque c'est le plus épais, le plus sombre, qu'il y a le moins de mouvement et le plus d'identification avec "je suis le corps", "je suis mes pensées". Lorsque cela est au maximum, à 100%.

C'est diagnostiqué comme de la dépression, avec la notion de "désordre médical" attaché à cela, aussi étrange que cela puisse paraître.

Lorsque cette identification totale avec Notre corps et Notre mental a lieu, la souffrance se présente… plus ou moins vite. Lorsqu'un mouvement se passe de cet endroit, comme le "Nous" se construit, le mental va au-dehors, et lorsqu'il vient de cette place de souffrance, le mental commence à aller au-dedans, c'est ce que nous appelons la recherche spirituelle, lorsque nous touchons ce point.

Il peut y avoir de la souffrance pour certains, pour d'autres il n'y en a pas, c'est juste une expérience ou questionner l'authenticité de la vie ou la signification ou le but de la vie... tout cela peut le provoquer aussi mais c'est un tournant, où le film n'est plus aussi authentique, où quelque chose n'est plus assez bien dans ce monde phénoménal.

 

Donc le mental commence à aller au-dedans, et là il touche le lieu de l'observation, de la vision de qui nous croyons être et il y a une distance et une liberté relative, un espace de respiration. Mais dans la position de "Nous sommes" l'observateur, c'est une plate-forme, c'est impersonnel et là-bas c'est personnel. Dans cette position Nous sommes l'observateur, Nous allons dans une direction, à moins que le chemin direct soit pris. Parce que de la position de l'observateur, Nous serons attiré par la moindre parcelle de drame qui se passe maintenant ou si Notre mental est orienté vers le futur, Nous créons le drame ici ou à partir du passé... le mental joue des jeux insensés, simplement pour réinventer une opportunité pour plus d'identification avec les pensées.

 

Donc de la position de l'observateur, ce qui se passe, c'est que Nous sommes sans arrêt pris dans le "drame" puis Nous en sortons, jusqu'à ce qu'il n'existe plus aucune charge dans aucune histoire... plus de jus, plus de chaleur émotionnelle attachés à aucune histoire, à aucune pensée, alors on peut dire que l'observateur est établi. Mais ce n'est pas encore assez ! Nous pouvons rester au niveau de l'observateur pratiquant 10-20-30 ans comme beaucoup le font... La chose avec l'observateur est : Nous avons un "je" qui existe et le "suis" la partie qui existe. L'existence elle-même, donc il y a un "Nous" qui est séparé car il existe, on croit qu'il existe, et c'est là le problème, car il y a un concept qui permet à un "Nous" d'être vu comme réel, donc le "je" regarde. Ce n'est pas notre histoire, mais il y a un "je" qui regarde et ce "je" n'est pas non plus authentique. Il n'y a donc aucun repos définitif dans l'observateur... C'est une zone sans douleur qui permet l'acceptation des choses, une liberté relative, mais ce n'est pas suffisant… Plus ou moins vite, le chemin direct apparaît de cette zone. Du chemin direct. C'est comme si Nous allions "derrière", "avant", Nous dirigeons le mental loin des concepts. Il ne peut atterrir nulle part, il n'y a pas de place pour atterrir. mais Nous pouvons y diriger le mental.

 

Pour certains cette ouverture est facilement accessible, pour d'autres cela n'a aucun sens. Pour ceux-là, quelque chose est plus immédiat, plus prêt, c'est là, mais Nous faisons trop d'effort pour le trouver.

 

C'est comme si c'était au fond de l'eau et Nous agitions l'eau... ne faisons rien et simplement restons là. Quelque chose dedans... il n'y a rien à en dire... on ne peut rien en dire mais je veux juste parler de reculer du "je suis l'observateur", car dans cette zone, reculer… il peut y avoir l'expérience de la joie, de l'unicité, de l'amour... J'ai eu une méditation où rien n'existait, pas de moi… mon partenaire, mes parents, mes enfants.. personne n'était là et tout était amour, joie... ça y est! Ça n'y est pas du tout, c'est une expérience ! Si Nous pouvons nommer quelque chose, ce n'est pas ce que Nous sommes ! C'est plus simple que cela, plus accessible... Nous ne pouvons pas Nous placer sur le tableau et dire: c'est ce que Nous sommes ! C'est un autre concept, c'est une autre création qui vient après l'idée que Nous existons. Donc toute expérience qui arrive, Nous pouvons contempler la beauté, l'amour... ce que Nous voulons. Cela a un goût d'unicité... tout ce qui se passe ici... mais c'est dans le film... c'est trop tard... cela nécessite déjà "quelqu'un" pour avoir une expérience... Donc que faire ?

 

Ce que Nous sommes est plus immédiat, plus intime, "avant" et plus près de là, où le "je" a commencé à chercher. Le "je" est possédé à partir du sens de l'existence, et il fait toute cette boucle pour découvrir qu'il n'était qu'une apparence, qu'il n'était jamais réel, en fait, et ce n'est jamais qui Nous sommes... Comment donc quelque chose peut-il être perdu ou gagné ? Ce que Nous sommes est toujours inchangé et ne savons rien de ce "drame", rien du tout !

 

 Petit cours éclairant par T4rkus .

"publi 3-4Vers un nouveau paradigme"

2012 et aprés

 


 

Texte modifié sciemment par mes soins

 

Fredalton

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